Avec le début d'une paix durable au Liban, l'une des priorités de l'état était d'assurer le retour des déplacés. Le problème était critique : il fallait à la fois reconstruire les villages rasés et vider les maisons occupées par les déplacés dans la capitale.

Le retour définitif des déplacés :

Ceci reste le projet le plus urgent à réaliser, surtout qu'un grand nombre de ces déplacés est obligé de libérer définitivement les habitations qu'il occupe à Beyrouth. Un comité a été formé pour poursuivre ce problème. Aujourd'hui nous avons recensé les chiffres suivants :

-Nombre de familles domiciliées de façon permanente le village : 15 familles.

Le nombre d'habitations en cours de construction et ayant des difficultés vu les retards dans les paiements est : 212

La réhabilitation de l'infrastructure :

Les routes : Privées de tout entretien durant la guerre, elles sont dans un état lamentable. L'asphalte ne recouvre plus que quelques tronçons de la route principale. Les canaux d'évacuation de l'eau pluviale sont bouchés ce qui provoque des inondations qui empêchent l'accès aux terrains. La municipalité a préparé une étude, a commencé le nettoyage de ces routes et cherche une subvention pour la construction des canaux.

Les murs de soutènement :
Plusieurs routes du village risquent de s'effondrer à cause de l'absence de ces murs. Une étude a été préparée et 30 murs ont été recensés. Deux seulement ont pu être exécutés, mais des demandes d'aide ont été présentées. Les égouts : Il est aussi important de mentionner l'absence d'un réseau d'égouts. Le système de fosse sceptique est utilisé mais en raison de mauvaises constructions, les sources d'eau risquent d'être polluées. Des précautions vont être prises à ce niveau.

Le réhabilitation des terrains agricoles : Durant la guerre civile les champs de Maji Chartoun ont tous été brûlés, et ce qui a échappé à l'incendie fut déraciné. Le manque d'entretien des canaux d'irrigation, les réservoirs d'eau, et des murs de soutènement nécessitent aujourd'hui un grand chantier. Une étude a été préparée dans ce but et présentée pour assurer les fonds nécessaires à cette opération.

La reconstruction des villages:

La reconstruction de l'église de Saint Challita:

A la demande de la majorité des habitants du village, la construction de l'église a été entamée. Après la fin de l'étude, le chantier a démarré dans l'été 1998. La municipalité essaie d'aider le comité de la paroisse dans la récolte des fonds nécessaires à ce projet.

La construction du dispensaire:

Ce projet encouragé et financé par Mme Nazek Hariri, épouse du Premier Ministre Rafik Hariri, avait commencé en mars 1994 et avançait timidement. Aujourd'hui la municipalité a pris en main le dossier et veille à la bonne exécution du projet.

Le reboisement de la forêt de Chartoun :

Avec l'aide du ministère de l'agriculture, la municipalité lance une campagne de reboisement de la montagne de Chartoun incendiée à plusieurs reprises. Elle s'étendra sur toute l'année 1999. Une grande partie des habitants sera invitée à participer à cette campagne.

L'action culturelle et sociale :

La manque de contact entre les habitants du village à Beyrouth a fait que la majorité des jeunes du village ne se connaissent pas : le club du village et le comité paroissial organisent souvent des soirées de rencontre pour que les habitants renouent contact. La municipalité a formé un comité culturel pour aider ces activités. Ce comité se chargera aussi du rassemblement d'un fond culturel et patrimonial : livres, photos, anciens outils, tout ce qui peut témoigner de la vie du village avant sa destruction. La tache s'avère dès le début très difficile vu que la majeure partie de ce fond a été détruite avec les habitations. L'initiative la plus poussée à ce niveau est celle de Melle Wafa' Nader (conseiller municipal) qui prépare les dernières étapes d'une étude historique et sociologique sur le village depuis sa création.